Programmation pluriannuelle de l’énergie, quelle finalité ?

programmation pluriannuelle de l'énergie

Mardi 5 mars 2019, le ministère de la Transition écologique a publié le projet de décret relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). C’est l’occasion de faire le point sur cet outil de déploiement des énergies renouvelables.

Qu’est-ce que la programmation pluriannuelle de l’énergie ?

En 2015, la loi sur la transition énergétique pour la croissante verte a créé la Programmation Pluriannuelle de l’Energie. Celle-ci fixe les priorités d’actions de l’État dans le domaine de l’énergie, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

L’objectif est donc de réduire les consommations d’énergies les plus carbonées (charbon, pétrole, etc.) et les remplacer par des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biogaz, etc.).

La nouvelle PPE est établie pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Elle doit encore être soumise à la consultation de diverses instances avant d’être définitivement arrêtée par décret. Son adoption est prévue à la mi 2019.

Des objectifs ambitieux pour les énergies renouvelables

La nouvelle PPE prévoit de réduire la consommation finale d’énergie de 14% d’ici 2028. Pour cela elle mise en priorité sur la baisse des consommations d’énergies les plus carbonées :

  • Charbon (-80%)
  • Pétrole (-35%)
  • Gaz naturel (-19%)

Elle favorisera ainsi la mise en œuvre d’actions telles que les mobilités partagées ou les certificats d’économie d’énergie.

Parallèlement, la PPE envisage une progression de la part des énergies renouvelables (EnR) à 32% en 2028. Elle prévoit également l’arrêt de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035. Cet accroissement des EnR s’appuie principalement sur le déploiement :

  • du solaire photovoltaïque (20,6 GW en 2023, +136 % par rapport à 2018)
  • de l’éolien terrestre (25,7 GW en 2023, +80 % par rapport à 2018).

Cette perspective ambitieuse peut poser question au regard du développement actuel. En effet, entre janvier et fin septembre 2018, seuls 700 MW des capacités solaires ont été raccordées. Elle nécessitera que les politiques publiques se mettent en conformité avec ces objectifs pour faciliter le déploiement des ENR de manière plus rapide et efficace.

La PPE prévoit également de s’appuyer sur les filières biomasse, bois, méthanisation et petite hydraulique.

Des mesures pour le développement de l’autoconsommation

Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie comporte un certain nombre de mesures concernant le développement de l’autoconsommation. Elle envisage ainsi l’installation de 65 000 à 100 000 sites photovoltaïques en autoconsommation à l’horizon 2023. Pour atteindre cet objectif, la PPE cible un certains nombres de mesures :

  • Ouvrir de nouvelles possibilités pour l’autoconsommation collective et faciliter leur financement
  • Elargir la maille de l’autoconsommation pour permettre des projets d’autoconsommation collective à une maille plus importante (grand projet d’aménagement / éco-quartiers)

Ces sujets font partie des réflexions actuelles du Groupe de travail solaire de B2E. Ses ambitions sont de partager des retours d’expériences des acteurs de la filière et de porter un message sur les attentes de la filière pour développer le marché solaire sur la Bretagne.

Pour en savoir plus, contactez les animateur de nos groupes de travail


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