La qualité de l’air intérieur : un enjeu majeur

Bureau

Le groupe de travail « Air-Bruit-Odeur » de Bretagne Eco-Entreprises, piloté par Odournet, travaille notamment sur la qualité de l’air intérieur. Voici un point de situation sur cet enjeu majeur de santé public.

L’air intérieur : un enjeu de santé public majeur

La qualité de l’air en milieu professionnel est un enjeu mature avec une réglementation dédiée et une offre très concurrentielle. Alors que la qualité de l’air intérieur (public et domestique) est très peu réglementée. Il s’agit donc de démarches généralement volontaires, encore peu appliquées.

Pourtant la qualité de l’air intérieur est un enjeu de santé publique majeur. Elle est responsable de 20 000 décès par an (source : ANSES, CSTB, 2014). En effet, l’air intérieur est plus pollué que l’air extérieur. Les origines de ces pollutions sont diverses :

  • Matériaux du bâtiment : sols PVC, peinture, moquette, isolation,…
  • Dispositifs de chauffage: combustion, climatisation, …
  • Mobilier : meubles en bois, en plastique, ordinateur, …
  • Activités humaines : produits de nettoyage, colles, solvants, …

Source : Atmoterra

Des solutions à renforcer

La loi portant engagement national pour l’environnement a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant un public sensible. Dorénavant, ceux-ci devront :

  • Evaluer les moyens d’aération du bâtiment (obligatoire) ou mettre en place une campagne de mesure de la qualité de l’air intérieur (volontaire)
  • Mettre en œuvre un programme d’actions de prévention de la qualité de l’air intérieur

En outre, le décret d’application du 17 août 2015 a fixé les échéances suivantes :

  • 2018, pour les écoles maternelles, élémentaires et crèches,
  • 2020, pour les accueils de loisirs et les établissements d’enseignement du second degré,
  • 2023, pour les autres établissements.

A l’heure actuelle, aucun dispositif réglementaire n’est prévu pour les autres établissements publics ou les logements.

En parallèle, il est donc nécessaire de réfléchir aux solutions permettant d’être plus pro-actif face à ces enjeux. A titre d’exemple, il existe des offres émergentes de ventilation intérieure avec des bâtiments connectés équipés de systèmes de capteurs.

La prise en compte de la qualité de l’air en amont de la construction des bâtiments est donc essentielle. La sensibilisation des usagers à la maintenance et aux produits utilisés est également une thématique à renforcer.

Des réflexions en synergies avec FIMEA

Le groupe de travail « Air-Bruit-Odeur » de B2E a pour thème de réflexions les enjeux de la qualité de l’air, des conforts sonore et olfactif. Il s’agit de besoins transversaux pour de nombreux secteurs environnementaux (eaux usées, déchets/biogaz, industries). Le groupe de travail souhaite créer des partenariats et des synergies entre PME, collectivités, exploitants et universités. Ce projet sera mené en partenariat avec la Fédération Interprofessionnelle des Métiers de l’Environnement Atmosphérique – FIMEA. Une convention de partenariat a ainsi été signée le 8 février 2019.

FIMEA a pour mission de préserver la santé des citoyens en améliorant la qualité de l’air, de structurer l’industrie française de la qualité de l’air et de la développer en France et à l’export.

Pour en savoir plus, contactez Pascale Corroyer (Odournet), animatrice du groupe de travail Air-Bruit-Odeur: air@b2e.bzh

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